Pilote de drone à Montréal, Québec ou Toronto : guide par ville
Embaucher un pilote de drone à Montréal, Québec, Toronto, Ottawa, Vancouver ou ailleurs au Canada : espace aérien local, règles des parcs et mandats courants.
Pour embaucher un pilote de drone dans une ville canadienne, cherchez un pilote titulaire d’un certificat de pilote — opérations avancées de Transports Canada, assuré et expérimenté dans votre type de mandat, puis confirmez qu’il peut obtenir la permission de voler sur votre site. Le centre-ville de la plupart des grandes villes se trouve dans l’espace aérien contrôlé, où seul un pilote certifié pour les opérations avancées, muni d’une autorisation du contrôle de la circulation aérienne, peut voler.
Ce guide présente ce qui est pareil partout, ce qui change dans neuf villes et comment trouver un pilote près de chez vous.
Ce qui est pareil dans toutes les villes canadiennes
La réglementation sur les drones est fédérale : elle s’applique de la même façon partout. Pour un mandat en ville, voici les points de notre liste de vérification pour l’embauche qui comptent le plus :
- Un certificat pour les opérations avancées, en pratique. Un pilote certifié pour les opérations de base doit rester dans l’espace aérien non contrôlé, à plus de 30 mètres à l’horizontale des passants, à plus de 5,6 km du centre d’un aéroport certifié et à plus de 1,9 km du centre d’un héliport certifié (règles de Transports Canada sur les opérations de base). Rares sont les sites urbains qui remplissent ces quatre conditions.
- L’autorisation d’espace aérien. Dans l’espace aérien contrôlé, le pilote demande une autorisation de NAV CANADA au moyen de NAV Drone; prévoyez donc un délai. Près des aérodromes militaires, c’est le ministère de la Défense nationale qui autorise le vol.
- Les zones réglementées et les événements. L’espace aérien réglementé de classe F exige la permission de l’organisme qui le contrôle. Voler lors d’un événement annoncé, comme un festival ou un match, exige généralement un certificat d’opérations aériennes spécialisées (COAS).
- Le lieu de décollage. Beaucoup de villes exigent un permis pour voler à partir d’un parc, et il est interdit de décoller ou d’atterrir dans un parc national sans permission (voir où faire voler votre drone). Sur un terrain privé, obtenez l’accord du propriétaire.
Vérifiez votre adresse sur notre carte Airspace Explorer gratuite, qui affiche l’espace aérien contrôlé, les zones de classe F et les aérodromes à partir des données officielles de NAV CANADA. Les notes par ville sont un guide, pas une vérification de site : les limites des zones de contrôle ne suivent pas celles des quartiers.
Neuf villes en un coup d’œil
| Ville | Zone de contrôle au-dessus du centre | À surveiller aussi |
|---|---|---|
| Toronto et le Grand Toronto | Billy Bishop, Pearson | Permis pour les parcs |
| Vancouver | Vancouver Harbour | Hydravions |
| Montréal | Montréal-Trudeau | Festivals |
| Calgary | Aéroport international de Calgary | Permis pour les parcs |
| Edmonton | Aucune au centre-ville | Héliports d’hôpitaux |
| Ottawa | Aéroport international d’Ottawa | Colline du Parlement |
| Winnipeg | Aéroport international de Winnipeg | Grand froid |
| Halifax | Shearwater (militaire) | Brouillard marin |
| Ville de Québec | Jean-Lesage (ouest, nord) | Zones réglementées |
Toronto et le Grand Toronto, Ontario
Espace aérien local : Le centre-ville se trouve dans la zone de contrôle de l’aéroport Billy Bishop de Toronto, et une grande partie d’Etobicoke, de Mississauga et de Brampton relève de celle de Toronto Pearson. Oshawa et Hamilton ont leur propre zone. Certaines parties de North York, de Scarborough, de Markham et de Vaughan sont hors de l’espace aérien contrôlé.
Mandats courants : marketing immobilier et de condos, suivi de chantier, inspection de toitures, propriétés commerciales et tournages.
Règles locales et saisons : Le règlement sur les parcs de Toronto exige un permis pour faire voler un modèle réduit d’aéronef motorisé dans un parc municipal, et le parc urbain national de la Rouge exige un permis du parc. Attendez-vous à des rafales entre les tours du centre-ville et le long du lac.
Vancouver, Colombie-Britannique
Espace aérien local : Le centre-ville, Kitsilano et North Vancouver se trouvent dans la zone de contrôle de Vancouver Harbour, très fréquentée par les hydravions et les hélicoptères. Richmond relève de celle de l’aéroport international de Vancouver, et Langley a sa propre zone autour de l’aéroport régional de Langley, un aéroport partenaire d’Airport Safety Management. Le centre de Burnaby, de Coquitlam et de Surrey est hors de l’espace aérien contrôlé.
Mandats courants : cinéma et télévision, immobilier, construction et travaux en bord de mer.
Règles locales et saisons : Consultez la Commission des parcs de Vancouver (Park Board) avant de prévoir un décollage dans un parc ou sur une plage. Les hivers pluvieux réduisent le nombre de jours de vol; prévoyez des dates de réserve. L’été, la fumée des feux de forêt peut réduire la visibilité, et Transports Canada demande aux pilotes de ne pas voler à moins de 9,3 km d’un feu de forêt.
Montréal, Québec
Espace aérien local : Une grande partie de l’île, dont le centre-ville, le Vieux-Montréal, le Plateau et l’Ouest-de-l’Île, se trouve dans la zone de contrôle de l’aéroport international Montréal-Trudeau, qui s’étend aussi au centre de Laval. Sur la Rive-Sud, Longueuil relève de celle de Montréal Saint-Hubert, un autre aéroport partenaire. Des zones réglementées de classe F entourent les établissements de détention de Bordeaux et de Rivière-des-Prairies.
Mandats courants : immobilier, inspection de toitures, construction, cinéma et télévision, et événements.
Règles locales et saisons : Les festivals d’été sont des événements annoncés, qui exigent généralement un COAS. L’hiver apporte neige, verglas et journées courtes. Pour un pilote qui travaille en français, en anglais ou dans une autre langue, filtrez par langue.
Calgary, Alberta
Espace aérien local : Le centre-ville, le Beltline et une grande partie du nord-est se trouvent dans la zone de contrôle de l’aéroport international de Calgary. Des quartiers périphériques comme Crowfoot et Seton en sont exclus, tout comme Airdrie.
Mandats courants : sites énergétiques et industriels, construction, immobilier et inspection de toitures après la grêle.
Règles locales et saisons : Les parcs de la Ville autorisent les drones de moins de 250 g dans les zones gazonnées entretenues, mais les drones de 250 g ou plus exigent une demande « Calgary Parks Green Space Application », dont l’approbation peut prendre jusqu’à huit semaines. Aucun drone n’est permis près des terrains de jeux, des cimetières ou de la faune, ni au-dessus des rassemblements publics. Le chinook apporte des vents d’hiver en rafales, et l’été amène orages et grêle.
Edmonton, Alberta
Espace aérien local : L’aéroport international d’Edmonton est au sud de la ville, si bien que le centre-ville est hors de l’espace aérien contrôlé. Ce n’est pas pour autant un terrain pour les opérations de base : l’hôpital Royal Alexandra et l’hôpital de l’Université de l’Alberta ont des héliports certifiés, et un pilote certifié pour les opérations de base doit rester à plus de 1,9 km de chacun. La BFC Edmonton, en bordure nord de la ville, a sa propre zone de contrôle et ses zones réglementées.
Mandats courants : inspections énergétiques et industrielles, construction, immobilier et aménagement du territoire.
Règles locales et saisons : La Ville exige un permis pour les tournages professionnels par drone sur ses propriétés, y compris les parcs. Les longs hivers signifient des vols courts et froids; notre guide sur les opérations de drones en hiver explique pourquoi.
Ottawa, Ontario
Espace aérien local : La zone de contrôle de l’aéroport international Macdonald-Cartier d’Ottawa couvre le centre-ville, le Glebe et Barrhaven, et s’étend de l’autre côté de la rivière jusqu’au secteur de Hull, à Gatineau. Kanata et Orléans en sont exclus. La colline du Parlement et Rideau Hall se trouvent chacun dans une zone réglementée de classe F, fermée aux drones sans autorisation. L’aéroport est un partenaire d’Airport Safety Management.
Mandats courants : édifices gouvernementaux, sites patrimoniaux, construction et immobilier.
Règles locales et saisons : Survoler les terrains de la Commission de la capitale nationale (CCN), dont la Ceinture de verdure et le parc de la Gatineau, exige un permis de la CCN, et l’examen de la demande prend au moins dix jours ouvrables. Les célébrations de la fête du Canada sont des événements annoncés.
Winnipeg, Manitoba
Espace aérien local : L’aéroport international Richardson de Winnipeg est tout près du centre, et sa zone de contrôle couvre le centre-ville, l’Exchange District, St. Vital et Charleswood. Transcona en est exclu. L’aéroport est un partenaire d’Airport Safety Management.
Mandats courants : agriculture autour de la ville, construction, inspection de toitures et immobilier.
Règles locales et saisons : La Ville a rappelé aux exploitants de drones de se tenir loin des foules et des événements annoncés, y compris les fêtes de rue des séries éliminatoires au centre-ville. Le grand froid de l’hiver est dur pour les batteries, et le vent des Prairies a peu d’obstacles pour le freiner.
Halifax, Nouvelle-Écosse
Espace aérien local : Le centre-ville d’Halifax et Dartmouth se trouvent dans la zone de contrôle de la 12e Escadre Shearwater, un héliport militaire, et voler à proximité exige l’approbation préalable de la 12e Escadre. L’arsenal naval (HMC Dockyard), sur le front de mer, est une zone réglementée de classe F. L’aéroport international Stanfield d’Halifax, un aéroport partenaire, se trouve au nord de la ville, à Enfield.
Mandats courants : travaux maritimes et en bord de mer, immobilier, construction et tourisme.
Règles locales et saisons : Le brouillard marin et le vent côtier peuvent clouer un vol au sol à court préavis; prévoyez des journées de réserve.
Ville de Québec, Québec
Espace aérien local : La zone de contrôle de l’aéroport international Jean-Lesage couvre Sainte-Foy et Charlesbourg. Le Vieux-Québec en est exclu, mais l’Assemblée nationale et la chute Montmorency se trouvent chacune dans une zone réglementée de classe F.
Mandats courants : bâtiments patrimoniaux, tourisme, immobilier et construction.
Règles locales et saisons : Les plaines d’Abraham sont un terrain fédéral géré par la Commission des champs de bataille nationaux, qui a son propre processus d’autorisation des activités. La neige abondante marque l’hiver, et les festivals d’hiver sont des événements annoncés.
Trouver un pilote dans votre ville sur la place de marché
La place de marché RPAS WILCO répertorie des pilotes de drones et des entreprises de services par drone partout au Canada. Commencez par la province, puis affinez :
- Choisissez la province : l’Ontario pour Toronto et Ottawa, la Colombie-Britannique pour Vancouver, le Québec pour Montréal et la ville de Québec, l’Alberta pour Calgary et Edmonton, le Manitoba pour Winnipeg et la Nouvelle-Écosse pour Halifax.
- Ajoutez un service, comme Photographie immobilière, Inspection de toiture ou Imagerie thermique.
- Affinez par secteur ou par langue, comme Cinéma et télévision, Patrimoine ou Français.
- Comparez les profils et contactez les pilotes directement.
Indiquez l’adresse du site dans votre demande de devis, pour que le pilote puisse d’abord vérifier l’espace aérien et les permis. Les pilotes de la place de marché sont indépendants : vérifiez leur certificat et leur assurance avant de réserver. RPAS WILCO ne facture aucuns frais de réservation et ne prend aucune commission. Pour connaître les prix habituels, consultez notre guide sur ce qu’il en coûte pour embaucher un pilote de drone au Canada.
Questions fréquentes
Me faut-il un pilote certifié pour les opérations avancées au centre-ville?
Presque toujours. Les centres-villes de Toronto, Vancouver, Montréal, Calgary, Ottawa, Winnipeg et Halifax se trouvent dans l’espace aérien contrôlé. Au centre d’Edmonton, la présence de gens ou d’un héliport certifié peut quand même l’exiger.
Combien de temps à l’avance faut-il réserver un pilote de drone?
Prévoyez du temps pour les autorisations. NAV CANADA accorde certaines autorisations instantanément et en examine d’autres manuellement, et les permis locaux prennent plus de temps : jusqu’à huit semaines pour une demande visant un parc de Calgary et au moins dix jours ouvrables pour la CCN.
Un pilote peut-il décoller d’un parc municipal?
Parfois, avec permission. Toronto et Calgary (pour les drones de 250 g ou plus) exigent un permis, tout comme la CCN sur ses terrains. Les parcs nationaux, dont le parc urbain national de la Rouge, interdisent le décollage de drones sans permission.
Les pilotes de drones coûtent-ils plus cher dans les grandes villes?
Le mandat, le site et les livrables comptent davantage que la ville. À titre indicatif, une série de photos immobilières de base coûte habituellement de 200 à 350 $, et une propriété commerciale de 700 à 1 500 $.
Et si ma ville ne figure pas dans la liste?
Les mêmes règles fédérales s’appliquent partout au Canada. Vérifiez votre adresse sur Airspace Explorer, filtrez la place de marché par province et par service, et demandez si les déplacements sont inclus dans le devis.
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