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Industry

Drones dans les mines au Canada : usages, règles et dossiers (2026)

Comment les mines canadiennes utilisent les drones : volumes de piles, levés de fosse, résidus et parois, plus les règles BVLOS, certificats et dossiers exigés.

10 min de lecture

Les mines canadiennes utilisent les drones pour cartographier les terrains d’exploration, mesurer les volumes des fosses et des piles de stockage, surveiller les résidus miniers et l’eau, inspecter les routes de halage et les parois de fosse, documenter les sautages et suivre la restauration. Le travail quotidien se fait généralement en visibilité directe, selon les règles des opérations de base ou avancées de Transports Canada, tandis que les vols au-delà de la visibilité directe (BVLOS) exigent un certificat de pilote — opérations complexes de niveau 1 et un certificat d’exploitant de SATP (CES). Peu importe qui pilote, le propriétaire du drone doit tenir des dossiers de vol, et ce sont ces dossiers qu’un auditeur, un client ou Transports Canada demandera à voir.

Ce que font les drones à chaque étape de la vie d’une mine

Les drones gagnent leur place dans une mine en réalisant les levés et les inspections plus rapidement qu’une équipe à pied, sans que personne ne se trouve dans la zone de danger :

  • Exploration : cartographie des titres miniers, planification des accès et des camps, levés magnétiques par drone.
  • Exploitation de la fosse : levés de la fosse et des gradins, comparaison entre la conception et le réel.
  • Piles de stockage : levés de volumes pour l’inventaire et le rapprochement.
  • Résidus et eau : surveillance des crêtes de digue, des plages et des bassins entre les inspections officielles.
  • Routes de halage et parois : rampes, bermes et parois de fosse, captées à une distance sécuritaire, sans personne au pied ni en crête.
  • Sautage : documentation avant le tir, vidéo du sautage pour analyser la fragmentation et les projections de roc, et levés de la pile de roc abattu, uniquement après l’autorisation du boutefeu responsable.
  • Fermeture et restauration : levés de la revégétalisation, de l’érosion et du modelé du terrain, comparables d’une année à l’autre.

Levés de volumes des fosses et des piles de stockage

Les levés de volumes reviennent régulièrement, ce qui convient bien aux drones. Un drone de cartographie survole la pile ou la fosse selon une grille, un logiciel de photogrammétrie ou de LiDAR produit un modèle de surface, et ce modèle est comparé à une surface de référence pour calculer le volume. Parcourir la même pile avec un récepteur GNSS mobile oblige l’arpenteur à marcher sur des pentes instables près des chargeuses; le drone fait le travail depuis la bordure.

Travaux souterrains

Le balayage des chantiers d’abattage et des vides est un cas à part : Transports Canada précise que la partie IX du Règlement de l’aviation canadien ne s’applique pas aux opérations de drones en intérieur ou sous terre. Vous devez tout de même voler de façon sécuritaire et respecter toutes les autres lois applicables, y compris les règles souterraines de la mine.

L’argument de la sécurité : moins de gens dans la zone de danger

Chaque levé effectué par drone, c’est du temps qu’un arpenteur ne passe pas sur la pente d’une pile, au pied d’une paroi, sur une plage de résidus ou en bordure d’une route de halage achalandée. C’est l’argument le plus fort en faveur des drones dans une mine, souvent plus fort que le temps gagné.

Le drone comporte ses propres dangers; traitez donc chaque vol comme n’importe quelle autre tâche sur le site :

  • Intégrez les vols de drone au processus de permis de travail et d’analyse des risques du site.
  • Informez les équipes dans le secteur. Le Manuel d’information aéronautique de Transports Canada (AIM de TC) considère les travailleurs miniers comme faisant partie de l’opération lorsqu’ils ont été informés du danger que présente le drone et qu’ils peuvent quitter le secteur s’ils sont mal à l’aise. Les personnes à l’intérieur de véhicules, comme les conducteurs de camions de halage, ne sont pas prises en compte dans la distance de 30 m que les opérations de base doivent garder par rapport aux personnes.
  • Convenez des communications, notamment de la façon dont le pilote est avisé des sautages, des levages par grue et des mouvements d’hélicoptères.
  • Choisissez des aires de décollage et d’atterrissage à l’écart de la circulation.

Travailler sur des sites éloignés

Vérifiez d’abord l’espace aérien

Beaucoup de mines éloignées se trouvent dans un espace aérien non contrôlé, mais ne tenez rien pour acquis. Vérifiez la présence d’espace aérien contrôlé, d’aérodromes (y compris la piste d’atterrissage du site), de zones réglementées et de feux de forêt : Transports Canada demande de ne pas voler à moins de 9,3 km (5 milles marins) d’un feu de forêt. L’espace aérien contrôlé exige un certificat — opérations avancées et une autorisation de NAV CANADA, demandée au moyen de NAV Drone.

Au-delà de la visibilité directe

Les longues routes de halage, les grandes fosses et les parcs à résidus sont les endroits où le BVLOS rapporte le plus. Depuis l’entrée en vigueur des règles de la Phase 2 le 4 novembre 2025, les vols BVLOS à faible risque peuvent être effectués comme opérations complexes de niveau 1 sans COAS lorsque :

  • Le pilote détient un certificat de pilote — opérations complexes de niveau 1 (18 ans ou plus, examens des opérations avancées et des opérations complexes de niveau 1, au moins 20 heures de formation au sol et un examen de vol).
  • L’exploitant vole sous un CES.
  • Le drone fait l’objet de la déclaration d’assurance de la sécurité qu’exige l’opération.
  • L’espace aérien est non contrôlé, et le drone reste à 122 m (400 pieds) ou moins au-dessus du sol et à plus de 9,3 km (5 milles marins) du centre de tout aérodrome répertorié dans le Supplément de vol – Canada ou le Supplément hydroaérodromes – Canada.
  • Le secteur se trouve à au moins 1 km d’une zone peuplée (plus de 5 personnes par km²). Les petits drones visés par une déclaration validée au préalable peuvent aussi survoler des zones peu densément peuplées.

Si la piste d’atterrissage de votre mine figure dans le Supplément de vol – Canada, cette distance s’applique aussi à elle. Les vols BVLOS qui sortent de ces conditions, par exemple dans un environnement d’aérodrome, exigent toujours un certificat d’opérations aériennes spécialisées (COAS).

Froid, distance et absence de signal

Le froid réduit l’autonomie des batteries et favorise la condensation. L’AIM de TC précise que vous devez voler dans les limites fixées par le fabricant, y compris la température, et que la manette, la tablette ou la charge utile peuvent avoir des limites plus étroites que l’aéronef. Consultez notre guide des opérations de drones en hiver.

Reste la connectivité. Téléchargez les cartes et l’espace aérien avant de quitter le camp, assurez-vous que les vols sont consignés même sans signal, et prévoyez comment les images parviendront aux ingénieurs qui ne sont pas sur place.

Les règles et les dossiers qui comptent

Certificats. Chaque pilote doit détenir le certificat de Transports Canada qui correspond à l’opération (opérations de base, avancées ou complexes de niveau 1) et avoir satisfait aux exigences d’expérience récente au cours des 24 derniers mois.

Dossiers de vol et de maintenance. En vertu de l’article 901.48 du Règlement de l’aviation canadien, le propriétaire du drone doit consigner le nom des pilotes et des membres d’équipage qui participent à chaque vol ainsi que le temps de chaque vol, et conserver ce dossier pendant 12 mois. Les dossiers de maintenance, de modification et de réparation sont conservés pendant 24 mois. Après un incident, par exemple un drone qui s’échappe, le pilote cesse de voler jusqu’à ce que la cause soit analysée et corrigée, et conserve cette analyse pendant 12 mois.

Le système de sécurité de l’exploitant. Un CES exige un gestionnaire supérieur responsable, une personne responsable de la maintenance, un programme de formation, des procédures d’utilisation normalisées et un processus de gestion des risques pour la sécurité. C’est l’ossature d’un système de gestion de la sécurité (SMS) pour drones, et cela donne à l’évaluation de sécurité des sous-traitants de la mine quelque chose de concret à vérifier.

Journaux prêts pour l’audit. Le minimum légal est court. Un dossier utile pour un site minier indique aussi, pour chaque vol, le pilote et son certificat, le drone, la date, l’heure et le lieu, la vérification de l’espace aérien, l’étude de site et tout incident.

Programme interne ou sous-traitant?

Programme interne Sous-traitant
Idéal pour Le travail répétitif fréquent, comme les levés mensuels des piles Les levés occasionnels, les capteurs spécialisés ou le BVLOS sans votre propre CES
Coûts de départ Aéronefs, capteurs, logiciels et formation Aucun; vous payez au mandat ou au contrat
Certificats et approbations Ceux de vos pilotes, et votre CES pour le BVLOS Ceux du sous-traitant, que vous vérifiez
Horaire Selon vos sautages et vos changements de quart Selon sa disponibilité et le déplacement jusqu’au site
Dossiers Dans votre propre système dès le premier jour Exigez les journaux de vol comme livrable

Vous n’avez pas à choisir : gardez les levés de volumes courants à l’interne et faites appel à un sous-traitant pour le LiDAR, les levés magnétiques ou le BVLOS. Lorsque vous embauchez, vérifiez le certificat du pilote, demandez le CES pour les mandats BVLOS, confirmez l’assurance qu’exige votre contrat, et incluez les journaux de vol et les données brutes dans les livrables. La cartographie est souvent facturée à l’acre ou à l’hectare, ou à la journée.

La place de RPAS WILCO

RPAS WILCO ne réalise pas vos levés. C’est la couche d’opérations et de conformité qui les entoure.

  • Avant le vol : RPAS WILCO effectue les vérifications de l’espace aérien et les études de site à partir des données aéronautiques officielles de NAV CANADA, pour que le pilote voie l’espace aérien contrôlé et les aérodromes autour de la fosse avant de quitter le camp.
  • Dossiers : vos drones, vos pilotes et vos journaux de vol prêts pour l’audit sont réunis au même endroit, plutôt que dans des tableurs sur un portable de chantier.
  • Sur le terrain : RPAS WILCO Fly, notre application Android pour les équipes d’entreprise, diffuse la vidéo en direct aux ingénieurs hors site et assure la coordination de l’équipe. Les vols effectués sans signal sont tout de même consignés sur l’appareil et se synchronisent au retour en ligne, et les données de vol sont stockées au Canada.
  • Trouver un pilote : la place de marché RPAS WILCO répertorie des pilotes indépendants de partout au Canada qui offrent la cartographie, la photogrammétrie et le LiDAR. Filtrez par service, province, secteur et langue, puis contactez-les directement, sans frais de réservation ni commission. C’est à vous de vérifier les qualifications de chaque pilote avant de l’embaucher.

Questions fréquentes

Faut-il un certificat de pilote de drone pour voler sur un site minier au Canada?

Oui. Piloter un drone de 250 g ou plus à l’extérieur sur une mine canadienne exige un certificat de pilote de Transports Canada : opérations de base, avancées ou complexes de niveau 1, selon l’opération. Les vols souterrains échappent à la partie IX du Règlement de l’aviation canadien, mais les règles de sécurité de la mine s’appliquent toujours.

Quelle est la précision d’un levé de volume de pile par drone?

Elle dépend des points de contrôle au sol ou du positionnement RTK/PPK, du recouvrement des images, de la hauteur de vol et de la façon dont la base de chaque pile est définie. Demandez une vérification par rapport à des points levés de façon indépendante, et gardez la même méthode d’un mois à l’autre.

Les drones peuvent-ils voler au-delà de la visibilité directe sur une mine éloignée?

Oui, comme opération complexe de niveau 1 dans un espace aérien non contrôlé, à 122 m ou moins, à plus de 9,3 km des aérodromes répertoriés et loin des zones peuplées, avec un pilote certifié, un CES et un drone visé par une déclaration. Tout le reste exige un COAS.

Quels dossiers de vol un exploitant de drones doit-il conserver?

Le propriétaire consigne les pilotes, l’équipage et le temps de chaque vol, et conserve ce dossier pendant 12 mois; les dossiers de maintenance sont conservés pendant 24 mois. L’audit de la mine peut en exiger davantage, comme la vérification de l’espace aérien et l’étude de site de chaque vol.

Les drones fonctionnent-ils sur les sites miniers pendant l’hiver canadien?

Oui, avec de la planification : batteries réchauffées, vols plus courts, limites de température du fabricant pour chaque composant du système et attention à la condensation.

Pour les sites miniers

Faites chaque vol sur un site minier dans les règles

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  • Approuvé par plus de 50 000 pilotes de drones au Canada
  • Distributeur officiel de données NAV CANADA